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Organisation de l’Unité Africaine par la conscientisation

Conscientisation, ego et anégoïsation

Elle ne supprime ni la mémoire, ni la connaissance, ni la singularité. Elle reconnaît leur fonction afin que le connu ne gouverne plus seul le présent.

La conscientisation est le processus par lequel l’animal humain reconnaît progressivement ce qui, dans sa pensée et son action, procède de la mémoire, de l’ego, de la conscience collective ou du rapport intelligent au réel.

Organisation de l’Unité Africaine par la conscientisation

01

L’expérience laisse une organisation mémorielle

Le Savoir exprimé devient une expérience vécue. La trace mémorisée de cette expérience devient connaissance et demeure disponible pour l’intellectuence.

Dans le cadre métaphysique de l’Organisation, l’âme est le véhicule et l’organisation mémoriels de l’expérience. Le périsprit est l’enveloppe vitale de l’âme et une interface de transmission entre cette organisation mémorielle et l’expression corporelle. Il n’est pas défini comme le réservoir principal de toutes les mémoires.

La mémoire remplit une fonction nécessaire : elle rend possibles l’apprentissage, la reconnaissance et la transmission. La conscientisation ne cherche pas à l’abolir. Elle empêche que l’organisation mémorielle soit confondue avec une perception neuve du présent.

Les notions supramentales, l’âme, le périsprit et l’anégoïsation appartiennent au cadre conceptuel de l’Organisation. Elles ne sont pas présentées comme des résultats universellement établis par la science contemporaine.

02

L’ego organise le présent à partir de la continuité mémorielle

L’ego est le centre d’identification formé par l’agglomération de mémoires répétées. Il organise le présent pour confirmer la continuité à laquelle il s’identifie.

L’ego ne désigne pas la personne entière. Il n’est ni un péché, ni une faute morale, ni un ennemi à haïr. Il est une organisation identifiée de la mémoire qui cherche à maintenir sa souveraineté sur la pensée, l’émotion, le désir, la parole et l’action.

Cette organisation peut défendre une image de soi, répéter une réaction connue ou chercher l’approbation d’une conscience collective. La conscientisation rend ces mouvements observables sans les transformer en motif de culpabilité.

03

L’ego perd sa souveraineté, la singularité demeure

L’anégoïsation est le processus par lequel l’organisation identifiée de l’ego perd sa souveraineté et cesse progressivement d’être défendue. L’ego disparaît comme centre de commandement ; l’énergie qui l’entretenait change de fonction.

L’anégoïsation ne détruit ni la personnalité expressive, ni la singularité, ni la responsabilité individuelle. Elle ne repose ni sur l’humiliation, ni sur la haine de soi, ni sur une soumission psychologique.

Elle ne peut être imposée par une autorité extérieure. Une personne, un groupe ou une organisation ne peut pas s’attribuer le pouvoir de déclarer définitivement qu’un autre individu est anégoïsé ou ne l’est pas.

04

Une distinction de processus, jamais un classement personnel

L’animal humain est l’être dont la conscience demeure principalement gouvernée par la mémoire, l’émotion, le désir et la conscience collective.

L’être humain est l’animal humain progressivement conscientisé à l’Intelligence et désassujetti de la souveraineté de l’ego.

Cette distinction décrit un processus de conscientisation. Elle ne permet à personne de s’attribuer un rang supérieur, d’humilier autrui ou de classer définitivement les individus en catégories de valeur.

05

Devenir ce que nous n’avons jamais été

En 1963, Haïlé Sélassié Ier place l’être humain devant un défi sans précédent : devenir ce qu’il n’a jamais été. L’Organisation reprend cette exigence et expose la conscientisation comme le processus par lequel l’animal humain reconnaît la souveraineté de la mémoire, de l’ego et de la conscience collective, puis s’en désassujettit progressivement.

Cette continuité ne transforme pas Haïlé Sélassié Ier en source des définitions supramentales de l’Intelligence et du Savoir. Elle relie son appel à la transformation intérieure au processus de conscientisation développé par l’Organisation.

06

L’unité ne demande pas la fusion des consciences

La conscience collective rassemble des mémoires, des habitudes, des appartenances et des réactions partagées. Elle peut transmettre une expérience utile, mais elle peut aussi faire répéter une réponse simplement parce qu’elle est commune ou ancienne.

La conscience individuelle assume l’observation, la décision et les conséquences de l’action. Elle ne signifie ni isolement, ni refus de coopérer. Elle permet une coopération entre individus responsables qui ne délèguent pas leur conscience à un groupe.

L’unité africaine recherchée par l’Organisation procède de cette coordination. Elle ne repose ni sur l’uniformisation des territoires, ni sur l’obéissance à une conscience collective unique.

07

La conscientisation agit dans la pensée et dans l’action

La conscientisation observe la pensée, l’émotion, le désir, la parole, l’action et leurs conséquences. Elle reconnaît ce qui relève d’une mémoire répétée, d’une défense de l’ego, d’une pression collective ou d’un rapport intelligent au réel.

Elle n’exige pas une réponse parfaite. Elle permet de reconnaître une contradiction, de corriger une expression et d’abandonner une forme devenue inutile ou non conséquente.

  1. Observer ce qui se manifeste.
  2. Identifier la fonction de la mémoire, de l’ego et du collectif.
  3. Examiner les conséquences de la parole ou de l’action.
  4. Corriger ce qui ne répond pas à la situation réelle.
  5. Conserver la connaissance utile sans lui abandonner le présent.
08

Assumer l’acte, ses effets et sa correction

La responsabilité est la prise en charge d’un acte, de ses effets et de la correction qui relève d’une fonction. Elle ne se confond ni avec la honte, ni avec la culpabilité, ni avec une punition morale.

La culpabilité peut maintenir l’identification au passé sans réparer les conséquences produites. La responsabilité examine les faits, reconnaît ce qui relève de l’action et met en œuvre la correction disponible.

Cette distinction fonde une organisation dans laquelle le désaccord documenté, la révision et la correction remplissent une fonction utile.

09

De la conscience individuelle à l’organisation conséquente

La conscientisation ne demeure pas une réflexion intérieure séparée de l’action. Elle transforme la manière de définir une fonction, d’exercer une autorité, de prendre une décision et d’en assumer les effets.

L’Organisation coordonne des consciences individuellement responsables. Aucune fonction ne confère une supériorité de conscience ; aucune unité ne justifie l’effacement de la singularité ou de la responsabilité territoriale.

10

La conscientisation au service d’EDIBLE FOREST

La conscientisation est le processus et la méthode ; elle n’est pas la raison d’être. La raison d’être demeure EDIBLE FOREST. EDIBLE FOREST part de la possibilité d’enrichir les territoires africains par l’identification, la sélection, l’acclimatation, la reproduction et la transmission de ressources naturelles comestibles, notamment de graines et de plantes reproductibles, choisies en fonction de la qualité nutritionnelle et gustative des récoltes qu’elles permettent d’obtenir. L’Intelligence et le Savoir en demeurent le fondement conscientiel, et l’Organisation la traduction fonctionnelle et la coordination des conséquences.

Appliquée à cette orientation matérielle, la conscientisation impose de nommer le statut réel de chaque élément, de comparer avant d’affirmer, de publier les limites et de corriger ce qui ne correspond plus à l’état réel.

  • Aucune qualité de récolte n’est affirmée sans comparaison, méthode, territoire et niveau de preuve.
  • Aucun réseau, partenaire, financement ou résultat n’est présenté comme existant.
  • Une intention demeure une intention jusqu’à sa vérification.